LSA publie ce matin son enquête Nielsen sur la hausse des prix dans 126 grandes villes de France, son but étant de comparer les disparités entre les territoires face à la hausse des prix. 5 000 grandes surfaces et 20 000 produits ont été passés à la moulinette. Charleville Mézières et Nancy tire leur épingle du jeu grâce à leur environnement commercial très concurrentiel…
“L’écart avec la ville la plus chère, Ajaccio, est de 22 % mais on peut considérer que l’insularité de cette ville est une exception, donc si l’on prend son suivant immédiat, Versailles (indice 102,76) l’écart de niveau de prix passe à un peu plus de 9 %, soit 9 euros de différences sur un chariot de 100 euros. Et l’écart de ces villes les moins chères avec la moyenne française est d’un peu plus de 7,5 euros [...] Plusieurs enseignements sont à tirer de cette étude. Le premier c’est que les prix sont loin d’être uniformes en France, ils dépendent en grande partie du contexte local et cette enquête le démontre de façon éclatante. “
L’autre paramètre est le niveau de vie des habitants de la zone de chalandise, le département de Haut de Seine, le plus riche de France, compte 7 agglomérations dans le top 15 des villes les plus chères de France, et c’est aussi celui ou l’on dénombre le moins de hard-discounter.
Autre enseignement de l’étude , “il n’y pas que le hard discount ou les revenus qui jouent, l’intensité concurrentielle est un autre facteur clé. Nantes est un très bel exemple : si cette ville est une des moins chère de France (indice 97,7) malgré un niveau de vie assez élevé et des couts d’exploitation importants c’est parce que toutes les grandes enseignes s’y livrent une bataille acharnée et aussi que les trois groupes de commerçants indépendants de France, Leclerc, Intermarché et Système U y sont très présents au point de se livrer une très forte compétition interne”.
Cette étude montre qu’il y a fort à faire, d’un point de vue politique, pour modifier la donne en matière de concurrence entre les enseignes. L’accumulation de nouvelles sur le pouvoir d’achat et la hausse des prix devraient, une fois les élections municipales passées, faire réagir le gouvernement.
Gardons les yeux ouverts…
La Brigade du pouvoir d’achat
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