Après avoir fait le post “Enquête sur les prix de la DGCCRF… BIDON!” , je me suis demandé pourquoi Christine Lagarde était allée, avec son petit panier, une cinquantaine d’agents de la DGCCRF et force caméras, relever les prix d’une vingtaine de produit en grande surface alors que je vous le rappelle l’INSEE collecte déjà tous les mois plusieurs milliers de prix !
Ah vous vous posez la question vous aussi maintenant, et bien on va tacher d’y répondre….
Comme je le disais dans mon précédent post, et comme vous pouvez le lire ici, la DGCCRF a conclu “les prix moyens relevés dans les 80 grandes surfaces visitées sont 13,4 % moins élevés que ceux des mêmes produits pointés par 60 millions de consommateurs sur Internet” les écarts allant de 11,5 à 18,2 %. Or vous avez pu lire et voir dans les médias une conclusion du genre “Leur conclusion confirme des hausses de prix, entre 11.5% et 18.2%, même si elles sont inférieures à celles indiquées dans le magazine «60 millions de consommateurs»” (Le Figaro), ce qui n’a rien à voir vous en conviendrez.
A qui la faute, difficile à dire, mais peu de journaliste sont allés lire le rapport comme nous l’avons fait, et encore moins se posent la question de savoir pourquoi tout ce remue ménage alors que l’INSSE relève les prix tous les mois, c’est son travail!
Et bien vous pouvez trouver sur le site de l’INSEE ici, les prix de dizaines de produits de grandes consommations relevés sur les deux derniers mois de décembre et janvier. Et bien les prix s’affolent!
La salade, alors que les producteurs préfèrent les jeter plutôt que de les récolter, passe de 1,43 à 1,57 € soit + 9,8 % d’inflation en un mois!
Pates supérieures + 6,49 %
Steaks Hachés Industriels + 5,65 %
Camembert + 5,42 % de 1,66 à 1,75 € en moyenne
Beurre + 4,9 %
1 L de lait entier + 4,42 %
Et même l’eau augmente exagérément de + 2,5 % le pack de 6 bouteilles!
Il s’agit de hausses relevées sur un mois je vous le rappelle, hallucinant!
Et ce n’est pas le top 10 des augmentations, je ne donne ici que les chiffres de l’alimentaire en ayant pris soin d’enlever les produits pour lesquels il peut y avoir un effet de saison tel le poireau qui augmente de 34,27 % sur la même période, ou encore le kilo de courgette, + 32,22 %.
Le poisson quant à lui crève le plafond avec la sole, en hausse de 18,96 % en janvier, ou la roussette, le merlan, le cabillaud et le saumon avec des hausses de 8,74 à 18,96 %! Ceci étant certainement dû à la hausse du pétrole, qui fait aussi exploser le prix de pneumatiques de 21,7 %, toujours en janvier.
Voilà le constat édifiant que l’on a certainement voulu nous épargner en minimisant l’enquête de 60 millions de consommateurs, à vous de juger…
Vous pouvez télécharger notre fichier synthèse ici : Prix Déc Jan de l’INSEE.xls
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Effectivement on peut se poser la question de ce simulacre d’opération coup de poing comme le revendique F. Fillon.
Très bons articles, continuez!